La Bouillonnante le 27 avril 2013:

Posté par elanonnaingois le 30 avril 2013

L’avant-course:

La Bouillonnante est une épreuve de longue haleine, un marathon qu’il faut entamer dès décembre. En effet, pour participer au trail le plus réputé de Belgique, il faut être dans les startings-blocks à la Saint-Nicolas, jour de l’ouverture des inscriptions. Cette date avait été cochée dans de nombreux calendriers de trailers qui savent que le 06 décembre est de plus en plus décisif surtout pour le 52 et le 24km. Victimes de leur succès, les organisateurs de la Bouillonnante ont délivré plus de 1500 places en moins de 24h et ont clôturé les inscriptions le jour de l’ouverture pour les deux grandes distances. Adrien, Fred et Jérémy ont réussi à obtenir le précieux sésame sur le 24km et avaient donc 5 mois devant eux pour se préparer à cette magnifique épreuve de la Province du Luxembourg.

La Bouillonnante est très prisée des adeptes de trail de par les paysages pittoresques qu’elle leur fait découvrir mais aussi par sa difficulté sans pareille. Sur un parcours plus qu’accidenté, elle concentre 1200 mètres de dénivelé positif sur 24km dont une côte de 650m avec 150m de D+. Cette année, les organisateurs avaient même prédit l’enfer aux participants avec deux passages à gué de la Semois et des conditions climatiques apocalyptiques. Finalement, il n’en sera rien. Pour la sécurité des trailers, les traversées de la Semois ont été supprimées. Quant à la météo, la pluie s’est abattue la veille de la course et a laissé la place à un soleil timide le jour J.

Adrien et Fred ont retrouvé Jérémy sur l’esplanade devant l’entrée du Château de Bouillon peu après le départ de la course de 52km. Ils ont aussi passé l’avant-course en compagnie de Daniel et David, qui se groupent de temps à autre avec les « élans » sur des compétitions. Pour la Bouillonnante, Daniel et David ont décidé de courir pour le compte de l’association bien qu’ils n’aient pas encore franchi le pas de l’adhésion. Armés de leurs sac à dos bien remplis, les compères attendent, comme près de 700 autres trailers, dans la bonne humeur qu’on les invite à entrer dans la cour du Château . Ils assistent notamment au départ des concurrents du 19km qui partent 30min plus tôt. Après quelques photos souvenirs, il est l’heure de prendre place dans le Château à côté des rapaces, les résidents de la demeure de Godefroid, pour écouter les ultimes recommandations de l’organisateur.

 

La course:

De Bouillon à Frahan:

A 9h 45, Era retentit dans le Château et l’âme des templiers reprend vie. Un coup de feu est donné par les organisateurs et les trailers s’élancent dans le passage voûté obscur menant à l’entrée du Château. Une fois revenus à la lumière du jour, les coureurs sont acclamés par les supporters massés le long de l’esplanade. Ils dévalent à tombeau ouvert les rues de la ville fortifiée et longent pendant plusieurs kilomètres la Semois d’abord sur des routes asphaltées, puis sur une route pavée et enfin sur un sentier sauvage jonché de cailloux, roches et de racines. La forêt commence à entourer les trailers et laisse entrevoir les 1ères difficultés du jour. Un ralentissement voire un embouteillage provoque la curiosité des coureurs qui découvrent une côte pentue à travers les arbres. A la queue leu leu, ceux-ci progressent à leur rythme, en marchant pour la plupart et en cherchant le meilleur appui. La pluie de la veille a rendu certains passages glissants et il n’est pas rare de voir un pied qui se dérobe. Au bout de quelques minutes, la 1ère montée, qui en appellera bien d’autres, est avalée et laisse place à la descente. Le sentier est sinueux et composé de plusieurs lacets afin de ne pas subir la pente. Ce sont donc des serpentins multicolores qui se mouvent dans la forêt d’une foulée plus ou moins assurée selon l’aisance de chacun. Au bas de la descente, les coureurs recherchent les rochers pour franchir un mince filet d’eau, signe de la Semois toute proche.

Les coureurs gagnent ensuite un sentier plus large qui traverse la forêt. Sur plusieurs kilomètres, ce chemin est en faux-plat montant et les concurrents trop téméraires sont déjà à la peine en train de marcher. Durant cette ascension, les paysages changent à une vitesse folle. Les feuillus majoritaires en bas du sentier sont progressivement remplacés par des résineux. Alors que des sapins majestueux trônent de part et d’autre des trailers, le terrain est à découvert subitement. En effet, les coureurs ont rejoint les prairies sur le haut de Corbion. Rapidement, les maisons apparaissent et les coureurs traversent la rue principale du village où les suiveurs se sont regroupés pour encourager leurs protégés. La traversée de Corbion est très rapide, le tracé étant favorable à cet instant de la course.

Les faux-plats se succèdent ensuite pendant plusieurs kilomètres au beau milieu de la forêt. Le dénivelé n’est jamais très important, il est possible d’avoir une foulée régulière. Des « toboggans » sur des monotraces entre les arbres rendent plaisante l’escapade. La sensation de vitesse est présente et les descentes techniques ne sont pas dangereuses en dehors de quelques racines qui sortent du sol. Bientôt, les coureurs arrivent au pied d’une dalle rocheuse sur laquelle la végétation se fait rare. L’ascension du caillou est laborieuse, il faut progresser avec les aléas de la nature. La roche est glissante et hostile. Des marches naturelles facilitent par moments l’escalade mais, le plus souvent, les coureurs effectuent de grandes enjambées sur les Crêtes de Frahan qui puisent dans les réserves. Au sommet, une vue panoramique bien méritée s’offre aux concurrents qui peuvent admirer la vallée de la Semois, de Rochehaut à Poupehan.

La descente s’avère évidemment technique mais pas très dangereuse, quelques échelles ont été installées pour franchir de petits pitons rocheux. Petit à petit, la forêt reprend ses droits et la descente n’en est que plus agréable. Le sol est cependant toujours caillouteux et il faut être vigilant à chaque instant. Brutalement, les coureurs émergent de la forêt et arrivent dans le petit village de Frahan où le 1er poste ravitaillement a été installé.

 

De Frahan à Botassart:

Les participants sortent leur gobelet et sont immédiatement accostés par des bénévoles avec boisson isotonique, coca et eau. Certains courent en autonomie totale et ne jettent même pas un oeil à la tente du ravitaillement pourtant richement fournie. Quelle que soit la durée de l’arrêt au stand, la plupart des coureurs finit par repartir à l’assaut de la difficulté suivante. Et celle-ci se profile très rapidement. A la sortie du ravitaillement, un pont enjambant la Semois est à franchir puis « The Wall » se présente. Il s’agit du fameux obstacle qui fait la fierté des organisateurs. 650m avec 150m de dénivelé positif à gravir. Un sentier mène au sommet mais le balisage s’en écarte et conduit les trailers nez à nez avec la pente avoisinant par endroits les 40%. Chacun adopte sa propre technique, essaie d’assurer ses appuis et trace le chemin qui lui apparaît le moins défavorable. A quatre pattes, les mains sur les genoux, sur les hanches, en balancier, les coureurs gèrent leur effort comme ils le peuvent. Cependant, il n’existe aucune solution miracle et il faut subir la pente. Alors que beaucoup pensent le calvaire terminé en rejoignant un sentier, en réalité, seule la 1ère portion est franchie. Pour la 2ème fois, il faut attaquer de front la pente. Les cuisses et mollets brûlent, certains n’en peuvent plus et font une halte, plantés au milieu de la côte. Fort heureusement, Dame Nature a renoncé a lâché ses foudres sur la région et a préservé les coureurs qui ont rarement perdu leurs appuis dans « The Wall« . Au bout de 600m de montée, des spectateurs encouragent les coureurs au prise avec un piton rocheux. Cette dalle de schiste symbolise le sommet de « The Wall« .

Les trailers reviennent tout à coup à la civilisation en traversant une route asphaltée. Bien que géré de manière admirable par la plupart, « The Wall » a fait des dégâts. Rares sont ceux qui repartent au petit trot après la difficulté. Néanmoins, des faux-plats vont favoriser la reprise de la course à pied. De l’autre côté de la route, les paysages sont similaires, la forêt de conifères est toujours omniprésente et rend les coureurs minuscules en pleine nature. Ces derniers passent un panneau assez inquiétant indiquant: « Promenade dangereuse: à déconseiller aux personnes impressionnables ou âgées ». En effet, les trailers vont emprunter la Promenade des échelles n°84 considérée comme la Promenade la plus difficile de Belgique. Et ce n’est que peu dire. Le sol schisteux est instable et la descente vertigineuse. L’entorse de la cheville ou la chute n’est jamais très loin. Les puristes n’ont aucun mal à dévaler la pente malgré le danger et les ravins pouvant atteindre les 10m de profondeur. D’autres sont plus prudents en descendant en chasse-neige et en n’hésitant pas à s’aider des arbres qui ont réussi à pousser sur les lieux. De ce fait, il est impossible d’adopter une allure régulière et pis, les muscles et l’attention sont une nouvelle fois sollicités. Afin de faciliter la descente, des échelles ont été scellées dans des blocs rocheux infranchissables. Les organisateurs de la Bouillonnante ont même voulu varier les plaisirs en proposant des cordes comme alternatives aux échelles.

Après deux bons kilomètres sur la Promenade des échelles, les trailers regagnent le bas de la vallée et longent de nouveau la Semois. Puis s’en suit une  longue descente tracée sur des sentiers forestiers où il est possible de lâcher les chevaux. Le second ravitaillement se rapproche à grands pas maintenant cependant, il nécessite de fournir un dernier effort. Alors qu’il était possible d’atteindre une vitesse folle quelques hectomètres auparavant, une côte se profile à l’horizon. Un sapin est couché de tout son long dans le sentier et indique la direction à suivre. Comme pour Corbion, l’approche de Botassart rime avec prairies. Le stand de ravitaillement a pris ses quartiers dans le refuge du Tombeau du Géant, point de vue du village de Botassart qui domine la vallée. Au ravitaillement, le choix est restreint, seul de l’Aquarius est proposé. L’arrêt est donc de courte durée pour ceux qui se sentent encore frais.

 

De Botassart à Bouillon:

Le ravitaillement derrière soi, il faut descendre les quelques marches du refuge puis entamer la dévalée du Tombeau du Géant. La descente est rectiligne et ponctuée de quelques racines d’arbres qui pointent du sol. Hormis cela, le dénivelé positif est plutôt agréable à appréhender. Montées et descentes se succèdent à un rythme fou. Toutefois, leur difficulté n’a rien à voir avec « The Wall » bien que le nombre de kilomètres commence à faire son effet. De plus en plus, les montées voire les faux-plats se font à la marche. Il reste à peine 5km et le mental va beaucoup jouer en cette fin de course. Une nouvelle côte au 20ème km use les organismes. Elle serpente parmi les arbres et beaucoup de coureurs puisent dans leurs réserves. Certains sont à la rupture physiquement et font des étirements au sol ou contre les arbres. Le sommet de cette difficulté est une récompense. En haut de la dalle de schiste, les trailers ont le privilège de découvrir une nouvelle vue dégagée sur toute la région.

La fin de course est particulièrement pénible. Le sentier continue de grimper pendant plusieurs kilomètres. Le pourcentage n’est pas élevé mais le faux-plat suffit à ceux que la plupart des coureurs, exténués à ce stade de l’épreuve, alterne entre la course et la marche. Cependant, la fin de course se rapproche à petits pas et deux signaleurs indiquent une bifurcation. Les coureurs quittent ainsi le chemin de terre et empruntent un sentier rocailleux, toujours en faux-plat montant et en haut duquel des musiciens sont placés. A leur manière, ils encouragent les valeureux participants de la Bouillonnante en tapant avec des bouts de bois sur des tonneaux. Ou encore, ils pourraient annoncer la fin de course. En effet, bien qu’il ne soit pas très visible, les coureurs sont arrivés au belvédère qui surplombe Bouillon.

Il reste donc un peu plus d’1km à parcourir. Il serait possible d’apercevoir la ville et le Château s’il ne fallait pas être concentré dans la descente d’une côte d’Auclin périlleuse. Le dénivelé mêlé aux arbres plantés sur le tracé obligent à garder une once de lucidité. En outre, les derniers coureurs du 19km à l’agonie sont quasiment à l’arrêt et il convient de slalomer entre ces nouveaux obstacles pour éviter la chute. Au bas de la descente, les coureurs arrivent sur le chemin pavé qui traverse la Semois. Un supporter agitant une grosse cloche donne à l’arrivée des allures d’Alpe d’Huez. Les spectateurs sont présents sur les bas-côtés et de plus en plus nombreux au fur et à mesure de la progression. Les coureurs quittent rapidement la route et entament la dernière côte de la journée: la montée du Château. Au pied, une vingtaine de marches délicates à négocier puis un long faux-plat sur un chemin jusqu’à l’esplanade. Poussés par les supporters, les coureurs jettent leurs dernières forces et franchissent la ligne d’arrivée sous le chapiteau d’organisation.

 

L’après-course:

L’épreuve a été rude et les organismes ont été mis à contribution. Le ravitaillement est le bienvenu surtout que le contenu des Camel-bak commençait sérieusement à diminuer. Les « élans » se retrouvent rapidement après l’arrivée, seul Adrien connait des ennuis sur le parcours. Ils guettent son arrivée au niveau du pont puis vont le rechercher en haut des marches du Château afin de l’encourager pour les derniers mètres de course. Après s’être changés, ils se sont donnés rendez-vous dans une friterie du centre-ville, sur les bords de la Semois, et se sont restaurés avec les produits locaux avant de repartir vers la France et de prochaines aventures.

 

Les résultats des « élans » en chiffres et en vidéos: fichier pdf Classement2013Bouillonnante24

- David: 2h 57min 26s (166ème sur 667 arrivants), passage au 12ème km en 1h 10min 14s (131ème). Ses vidéos: ici et

- Jérémy: 3h 05min 24s (229ème), passage au 12ème km en 1h 13min 42s (192ème). Ses vidéos: ici, et encore .

- Daniel: 3h 10min 49s (269ème), passage au 12ème km en 1h 18min 14s (271ème). Ses vidéos: ici, et encore .

- Fred: 3h 22min 44s (349ème), passage au 12ème km en 1h 25min 04s (398ème). Ses vidéos: ici, et encore .

- Adrien: 3h 50min 58s (531ème), passage au 12ème km en 1h 23min 42s (382ème). Ses vidéos: ici, et encore .

 

Les photos:

La Bouillonnante le 27 avril 2013: dans Compte-rendu courses LaBouillonnante27Avril2013
La Bouillonnante (27 avril 2013)

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Courses du mois de mai 2013:

Posté par elanonnaingois le 29 avril 2013

Les grosses échéances continuent de se succéder avec notamment les mythiques 20km de Maroilles qui soufflent leurs 30 bougies cette année:

Courses du mois de mai 2013: dans Calendrier flyermaroilles2013-300x132- le 1: la 30ème édition des 20km de Maroilles:  course populaire qui réunit coureurs du dimanche et stars africaines des pelotons, les 20km de Maroilles sont tracés dans le bocage avesnois. Le parcours en forme de 8 permet aux coureurs de goûter 2 fois plus à la ferveur des 20000 spectateurs massés dans les rues de Maroilles. Une grosse difficulté attend les coureurs au 15ème km avec la longue côte d’1km dans le village de Grand-Fayt. Les 20km de Maroilles sont un grand classique pour les « élans » qui n’ont jamais manqué une édition depuis la création de l’association. Le départ est traditionnellement donné sur les coups de 15h du centre du village pour les 4500 participants.  Une marche est aussi organisée le matin avec un départ à 10h 30. Etant donné le nombre de participants, ceux-ci sont rangés par sas de couleur sur la ligne de départ. Des ravitaillements sont installés tous les 4km sur le parcours. Chaque coureur recevra à l’arrivée une médaille, un maroilles et une flamiche. Pour les 30 ans, les coureurs recevront également un T-shirt collector. Il est possible de s’inscrire par internet jusqu’au 28 avril sur le site internet d’active global. Les inscriptions se font aussi par courrier adressées au Comité d’organisation des 20km de Maroilles, Mairie de Maroilles, BP 10211, 59550 Maroilles: fichier pdf Bulletin_dengagement_MAROILLES_2013_V2 . La PAF s’élève à 17€ à verser par chèque à l’ordre des 20km de Maroilles. Les dossards sont à retirer le jour de la course à partir de 8h sur la Place de la Mairie.  Des prairies seront gentiment ouvertes par les agriculteurs en cas de beau temps et feront guise de parcs de stationnement afin d’accueillir les coureurs et les suiveurs. Il n’y aura pas de douches ni de vestiaires. Une grosse tombola est organisée après la course. Pour plus de renseignements, téléphoner au 03-27-84-77-07 ou envoyer un e-mail à 20km-maroilles@wanadoo.fr

flyertrith2013-300x76 dans Calendrier- le 8: 24ème Course Internationale de la Paix à Trith Saint-Léger: Cette édition jouit d’un label régional classant et qualificatif pour le championnat de France FFA du semi-marathon et tient lieu de championnat régional FSGT de semi-marathon. Outre les 21,1km, on recense également un 10 et un 2km et des randonnées de 6 et 13km. Les départs sont donnés Place Roger Salengro près de la mairie à  13h 30 pour le 2km, 14h pour le 10km et 15h 45. Des postes de ravitaillements et d’épongeage sont installés sur le parcours tous les 5km. Des vestiaires, sanitaires et douches sont à disposition des coureurs à la piscine municipale (ne pas oublier sa tenue de bain). Chaque arrivant se verra remettre une serviette micro-fibre et pourra participer à la magnifique tombola: scooter, séjour aux Baléares, appareil-photos… Les inscriptions ( fichier pdf courseTrith2013 ) se font en mairie de Trith aux heures d’ouverture ou par courrier à adresser à Mr Jean-Luc Potier en mairie de Trith avant le 1er mai. Les chèques sont à libeller à l’ordre de l’OMS de Trith-St-Léger. Il sera également possible de s’inscrire le jour de la course sous peine de d’une majoration d’1,50€. La PAF s’élève à 4,50€ pour le 2km, 6,5€ pour le 10km et 8€ pour le semi-marathon. Les dossards seront à retirer individuellement le jour de la course à partir de 9h au restaurant scolaire derrière la mairie. Pour plus de renseignements, téléphoner au 03/27/24/69/23 ou au 03/27/24/69/32 ou envoyer un e-mail: sporttrith@trith.fr

flyergayant2013-300x117- le 9: les 31èmes Boucles de Gayant à Douai: à l’occasion des fêtes de Gayant, l’OMS de Douai organise les Boucles de Gayant qui réunissent chaque année près de 3000 participants. Les distances proposées sont 900m pour les enfants, 2, 5 et 10km ouverts aux adultes. Les départs sont donnés à partir de 14h 30 Place du Barlet. Les parcours sont tracés essentiellement dans les grandes artères de la ville ainsi que dans le Parc Charles Bertin. Les inscriptions se font par courrier ( fichier pdf BIGayant2013 ) jusqu’au 3 mai ou par internet jusqu’au 5. Apparemment, il serait possible de s’inscrire le jour de la course sous peine d’une majoration de 2€. Les droits d’inscription s’élèvent à 1€ pour la 2km, 4€ pour la 5km, 8€ pour la 10km et 9€ si le coureur veut à la fois participer au 5 et au 10km. La course enfants de 900m est gratuite. Les dossards sont à retirer la veille de la course de 14h à 18h ou le jour de la course à partir de 10h sous chapiteau, place du Barlet. Les participants auront la possibilité de déposer leurs effets personnels aux consignes situées sur le site de la place du Barlet. Des vestiaires et douches (maillot de bain obligatoire) seront à la disposition des participants à la piscine des Glacis (rue d’Arleux) située à 300 mètres du site départs/arrivées. Les organisateurs déclinent toutes responsabilités en cas de perte ou de vol d’objets laissés aux vestiaires et consignes. Pour plus de renseignementshttp://boucles-de-gayant.fr/  contacter l’OMS de Douai: Hôtel de Ville, BP 80836, 59508 Douai CEDEX , tel: 03/27/93/58/97, e-mail: sports@ville-douai.fr

- le 10: le Serpent d’Hainin à Thulin (B): les Joggeurs hensitois organisent cette course, 9ème épreuve du challenge belge Défi 13. Des parcours de 4 et 10km sur routes asphaltées, chemins de terre et ruelles sans difficulté sont proposés aux coureurs. Le départ a lieu à 19h à l’école communale rue Ferrer à Thulin. Chaque participant recevra un singlet et aura la chance de remporter un des nombreux lots de la tombola. Il est possible de se préinscrire par internet pour 4€. Il est aussi possible de s’inscrire sur place le jour de la course jusqu’à 15min du départ. Pour plus de renseignements, contacter André Dupont +324/77/54/14/10 ou dupont.andre@skynet.be

flyerlouvre2013-300x64- le 12: La 8ème Route du Louvre: fichier pdf BILouvre2013

 

ParcoursmarathonLouvre-300x171-  le marathon: Label national qualificatif pour le Championnat de France, parcours identique à 2011 et 2012, départ à 9h 45 du centre commercial Euralille à Lille, arrivée au site du 11/19 à Loos en Gohelle. Les participants seront accueillis dans les locaux de LMCU à deux pas du départ et du village départ pour accéder aux vestiaires, toilettes et consignes. Les dossards sont à retirer sur le site d’arrivée les 8 et 9 mai de 11h à 19h, au Siège du Conseil Régional (151 Avenue du Président Hoover) le 10 mai de 14h à 19h et le 11 mai de 10h à 19h et également le jour de la course jusqu’à 1h avant le départ. Aucun dossard n’est envoyé par courrier. Des navettes en bus seront mises en place toute la journée entre le Stade Bollaert de Lens, la gare SNCF de Lens et le site du 11/19. Trois TER rallieront la gare Lille Flandres en partance de Lens avant le départ. D’autres trains iront vers Lens après midi. Les inscriptions se font jusqu’au 3 mai par courrier (à l’adresse suivante: LNPCA- La Route du Louvre, BP 30304, 59666 Villeneuve d’Ascq cedex) réglées à l’ordre de LNPCA ou par internet jusqu’au 5 mai. La PAF est de 48€. Aucune inscription le jour de la course.

 

 

10kmlouvre2013-300x234- le 10km: Label régional qualificatif pour le Championnat de France. Le parcours a été modifié puisque le départ est, pour la 1ère fois, donné depuis la Mairie de Lens à 10h 30 pour une arrivée sur le site du 11/19. Vestiaires, toilettes et consignes à proximité du départ. Les dossards sont à retirer sur le site d’arrivée les 8 et 9 mai de 11h à 19h, au Siège du Conseil Régional (151 Avenue du Président Hoover) le 10 mai de 14h à 19h et le 11 mai de 10h à 19h et également le jour de la course jusqu’à 1h avant le départ. Aucun dossard n’est envoyé par courrier. Navettes en bus entre le Stade Bollaert et le lieu du départ toute la journée à intervalles réguliers.  Les inscriptions se font jusqu’au 3 mai par courrier (à l’adresse suivante: LNPCA- La Route du Louvre, BP 30304, 59666 Villeneuve d’Ascq cedex) réglées à l’ordre de LNPCA ou par internet . La PAF est de 7€. Aucune inscription le jour de la course.

En outre, de nombreuses randonnées, une marche nordique et un marathon-relais sont organisés. Plus de renseignements sur: http://www.laroutedulouvre.fr/cmsms/  , infos inscriptions: tel: 03/28/76/18/03 ou 06/85/13/95/41 ou e-mail: inscriptions@laroutedulouvre.fr; infos générales: 03/28/76/18/00 ou 0820/22/59/62 ou e-mail: contact@laroutedulouvre.fr

 

 

 

- le 18: le Jogging du Printemps à Angre (B): Initialement programmé  le 16 mars, le Jogging du Printemps a été annulé pour cause de neige. Néanmoins, cette épreuve du Challenge des Hauts-Pays a été reportée au 18 mai, pour le plus grand plaisir des amateurs de course à pied. Il s’agit d’une course de 10,400km vallonnée dont le départ est donné à 15h à la salle du Colibri.

parcoursmaubray-300x245- le 20: le Jogging du Vieux Canal à Maubray (B): Cette manche du Challenge ACHRO est dessinée sur parcours de 11,200km légèrement vallonné, principalement sur routes asphaltées, avec en point d’orgue 3 kilomètres le long de l’ancien canal. Le départ est donné à 10h de l’école libre de Fatima (25 rue du Marais). Les inscriptions, arrivée, remise des prix, douches et vestiaires sont au même endroit. Deux ravitaillements sont installés sur le parcours ainsi qu’un à l’arrivée. Plus de renseignements par e-mail: e_scolas@yahoo.fr ou sur le site de l’ACHRO

 

 

 

 

 

 

 

flyerlecelles2013-300x68- le 26: le 8ème Trail de la Fraise à Lecelles: Pour la 2nde fois consécutive, Hercule Team organise son trail le dimanche matin, probablement pour échapper à la canicule de l’après-midi et pour attirer un maximum de coureurs. Les parcours sont tracés dans la campagne amandinoise où il y a très peu de dénivelé. Le passage à gué et la traversée du Fort de Maulde sont les moments mémorables de la course. Cette année encore, le Trail de la Fraise fait partie du Challenge du Hainaut associant les Foulées Printanières de Saultain, la Course des Terrils de Raismes et donc le Trail de la Fraise. Les distances proposées sont (Cigaline), 15 (Cijossé) et 25km (Mara des Bois) (en dehors des courses enfants). Les départs sont donnés rue de l’Egalité devant la salle des sports à partir de 9h. Les inscriptions fichier pdf flyer-2013fraise ) se font, par courrier pour le 22 mai au plus tard, accompagnées d’un chèque du montant de l’inscription à l’ordre d’Hercule team et à adresser à Mme Joëlle Robert, 98 rue Neuve, 59226 Lecelles. Il est aussi possible de s’inscrire par internet (majoration d’1,50€)  jusqu’au 23 mai ou sur place la veille de la course de 10h à 18h (majoration de 2€). Attention, aucune inscription le jour de la course. Les droits d’inscription, tous reversés à l’association des Clowns de l’espoir et à ARCAD s’élèvent à 12, 10 et 5€ pour respectivement la 25, 15, 6km. Les dossards sont à retirer le samedi 26 mai de 10h00 à 18H et le dimanche matin à partir de 8h. Vestiaires et douches sont à disposition des coureurs au niveau de la salle des sports.  Des animations et une petite restauration sont également à attendre. Pour plus de renseignements:  http://www.traildelafraise.fr/ , tel:06/80/45/83/18.

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Le Challenge des Trois vallées à Bertangles les 6 et 7 avril 2013:

Posté par elanonnaingois le 9 avril 2013

Comme Adrien et Fred Jérémy est en préparation pour la Bouillonnante du 27 avril prochain. Expatrié pour quelques mois en Picardie, c’était l’occasion rêvé pour lui de découvrir la région à travers une course nature et de parfaire sa condition en vue du rendez-vous de Bouillon. Le Challenge des Trois vallées se prêtait plutôt bien à cette idée avec son format original. En effet, il était constitué de 2 étapes, un trail semi-nocturne de 10km le samedi soir et un trail de 22km le dimanche matin.

Jérémy se rend donc le samedi soir une 1ère fois à Bertangles, un charmant petit village de 500 âmes situé à 10km au nord d’Amiens. Plus précisément, le point de ralliement est localisé dans l’allée du Château de Bertangles, ce qui évite d’entrer dans le village. A son arrivée sur les lieux 1h30 avant le départ, Jérémy est un peu déçu de la faible fréquentation. Le 5km populaire, dont le départ va être donné, n’est pas un franc succès en récoltant une vingtaine de coureurs. De même, il n’y a pas foule aux tables d’inscriptions. Cependant, petit à petit, les trailers arrivent et viennent s’inscrire. Tout le monde se connait, les coureurs du coin semblent être des habitués sur les compétitions.

Finalement, on retrouve un peu plus d’une centaine de coureurs au départ du 10km semi-nocturne. Jérémy se place en tête de peloton comme une semaine auparavant sur le Night Trail Frameries. Néanmoins, une certaine inquiétude point en raison de jambes déjà bien lourdes après toute une journée à avoir visité la capitale picarde. Les ennuis ne devraient pourtant pas apparaitre sur une distance de 10km, qui d’habitude est une formalité pour l’ »élan« . De plus, le soleil est présent et les températures sont enfin plus clémentes.

A 20h, le maire de Bertangles lâche les coureurs dans le l’allée du Château qui s’avère être en légère descente. Jérémy a pris un départ rapide et se situe aux alentours de la 12ème position. L’allure est très rapide sur cette longue ligne droite de 800m. Au bout de l’allée, les coureurs arrivent sur la départementale qui les conduit dans le centre du village. Cette portion bitumée est relativement courte et permet aux trailers d’aborder les chemins agricoles.

Jérémy a modérément réduit l’allure et se trouve en 15-16ème position dorénavant. Les chemins ressemblent comme deux gouttes d’eau à ceux empruntés par les « élans » lors des entraînements. Caillouteux et sans cesse en faux-plats, ils permettent d’adopter un rythme de course même si leur répétition est usante. A mi-course, la fatigue commence à se faire ressentir pour Jérémy alors qu’il a maintenant adopté un rythme de croisière. Une boucle sinueuse dans un petit bois égaie la course qui, il faut bien l’avouer, est pour l’instant un peu monotone. Rapidement, les champs reprennent le dessus avec des chemins agricoles.

Jérémy perd un peu de vitesse sur les portions montantes et logiquement quelques places avant d’aborder la dernière partie de la course. Les coureurs, tout en restant sur un chemin agricole, arrivent en lisière d’un bois, en l’occurence, celui du château de Bertangles. Sur un bon kilomètre, les trailers contournent le bois en empruntant un chemin rendu dangereux par des ornières. Les faux-plats sont de plus en plus difficiles à négocier sur ce tronçon cassant. A la sortie d’un virage, une terrible côte, cachée deux secondes auparavant par le bois, se dresse devant les coureurs. L’ »élan » est au ralenti dans cette difficulté et apparemment, ses poursuivants également. Les cuisses et mollets gonflent pendant cet effort maximal mais Jérémy parvient à s’arracher. Il bascule au sommet de la côte et plonge dans les bois obscurs.

Les dernières lueurs du jour, suffisantes pour courir dans les champs, le sont nettement moins dans un bois. Sans lampe frontale mais avec une arrivée à 2km, Jérémy devrait pouvoir rallier l’arrivée sans problème. Le final est agréable sur des monotraces sinueuses. Le parcours est favorable et Jérémy en profite pour allonger la foulée. Il repère tant bien que mal les branches d’arbres qui jonchent le sol et les évite de justesse. Il accélère de plus en plus et entend revenir sur lui un concurrent. L’ »élan » en remet une louche et tient à garder son rang. En apercevant le Château à travers les arbres, il comprend que la ligne n’est plus très loin et entame son sprint avec 10 mètres d’avance sur son plus proche poursuivant. Le sprint s’avère plus long que prévu, un point de côté surgit, néanmoins Jérémy va au bout de lui même pour conserver sa place. A la sortie d’un virage, la voix puis la silhouette du speaker arrivent aux oreilles et aux yeux de l’ »élan » et la ligne est franchie.

A l’issue de la course, Jérémy est littéralement rincé. Il lui faut plusieurs minutes pour récupérer son souffle et assiste à l’arrivée des derniers concurrents à la nuit tombée. Les jambes sont dures comme de la pierre. Un calvaire s’annonce le lendemain. Quelle idée de crapahuter dans les rues d’Amiens pendant 6 heures avant de participer à 2 trails!

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Au lever, les prévisions sont confirmées. Les jambes sont dures telles deux barres de métal. Descendre les escaliers est un calvaire. Cependant, une belle journée se profile avec un grand soleil, ce sera l’occasion de profiter des paysages. Le rendez-vous est donné au même endroit que la veille. Une petite centaine de coureurs sont au départ à 10h dont 20 qui ont doublé avec le trail semi-nocturne.

Le court échauffement est compliqué pour Jérémy, allonger la foulée est impossible. A 10h, sur la ligne de départ, l’ »élan » est dans les 5 derniers du peloton. Il remonte quelques concurrents dans les rues du village puis parvient à détendre ses jambes dès les 1ers mètres dans les champs. Il comprend rapidement que les faux-plats montants vont être l’obstacle à surmonter aujourd’hui, les mollets gonflent immédiatement à l’approche du dénivelé. Le parcours emprunte sur ce début de course les sentiers de la veille et ce n’est pas plus mal vu qu’ils sont pour l’instant relativement plats hormis des légers faux-plats. Jérémy reconnait notamment la boucle sinueuse dans le petit bois. Petit à petit, l »élan » se sent mieux et regagne des places alors qu’il n’avance pas à un rythme fou.

Le Challenge des Trois vallées à Bertangles les 6 et 7 avril 2013: dans Compte-rendu courses dsc02224-300x199Au 6ème km, les coureurs, contrairement au trail semi-nocturne, ne longent plus le bois de Bertangles pendant plusieurs minutes mais pénètrent en son cœur immédiatement. Les tronçons forestiers sont plus agréables pour des trailers qui ont l’impression de progresser plus rapidement qu’au beau milieu de champs. Après un bon kilomètre à avoir emprunté un sentier, les courageux traversent la végétation et descendent dans une sorte de fossé appelé « ravin » par l’organisateur. Fort heureusement, celui-ci est vide et c’est au gré de son tracé sinueux que les coureurs progressent. Apparemment, ce boyau étroit entoure le Château de Bertangles et devait, à l’origine, être rempli (d’eau) pour ralentir l’avancée des ennemis. Aujourd’hui, les ennemis sont des sportifs du dimanche qui recherchent la victoire sur un parcours de 22km!

Les organisateurs, à l’esprit tordu, ont choisi de faire sortir les coureurs du ravin… pour mieux les y faire rentrer quelques dizaines de mètres plus loin et ce, à plusieurs reprises. Grimper ce talus pour Jérémy est une épreuve et à la deuxième tentative, il se résout à marcher pour ne pas perdre trop de forces. La dernière sortie du « ravin » coïncide également à la sortie du bois de Bertangles. Ô surprise, les coureurs se retrouvent en plein milieu de la terrible côte qui se dressait déjà hier en lisière de forêt. Jérémy se met rapidement à marcher comme certains de ses compagnons de galère. Naturellement, il perd quelques places au classement mais l’essentiel est ailleurs.

On revient ensuite dans le bois de Bertangles sur les mêmes sentiers que le trail nocturne. En somme, deux kilomètres de descente légère se profilent jusqu’aux grilles du Château c’est-à-dire jusqu’au ravitaillement situé à mi-course du trail. Jérémy relance la machine et regagne les places perdues précédemment, il faut avouer que son allure « footing » est plus rapide que l’allure « course » de ses concurrents proches.

Au ravitaillement, 11km ont été parcourus. Jérémy voit qu’il lui a fallu 54min pour arriver à bout de la 1ère partie de ce 2ème Trail de Bertangles. Il prend le temps de se ravitailler, avale un gel énergisant et repart. Il fait une nouvelle halte quelques mètres plus loin en apercevant sa voiture. Il profite de passer devant sa voiture garée dans l’allée du Château pour enlever une couche. En effet, le soleil commence à réchauffer les articulations et les manches courtes s’imposent à 11h du matin. Après cet arrêt express, Jérémy repart dans un petit groupe et s’accroche plusieurs kilomètres surtout dans les faux-plats montants. La seconde boucle ressemble à cet instant beaucoup à la première, tracée en plein champs, même si les sentiers empruntés sont parfois différents. L »élan » lâche du leste à partir du 15ème km, les jambes sont vraiment lourdes quel que soit le relief et il ralentit un peu le rythme pour les soulager. Il court alors seul et voit s’éloigner ceux qui ont été pendant longtemps ses compagnons. Il faut alors être fort dans la tête pour ne pas mettre à marcher. Il est important pour lui de jeter des coups d’oeil réguliers aux paysages qui l’entourent pour oublier la souffrance.

Alors que le parcours semble favorable au détour d’un 1er virage avec une belle descente, un second à 90° laisse découvrir une voie ferrée désaffectée à perte de vue. Le moral en prend un coup mais Jérémy court toujours. Sur le ballast dans un premier temps, il change d’optique en essayant de poser les pieds sur les traverses. Le plus souvent, le pari est réussi, néanmoins, par moments, un pied se retrouve sur le ballast. Concentré tête basse sur les traverses, il ne voit pas un petit arbuste sauvage qui a poussé sur la voie et qu’il se prend de plein fouet. Ce coup du sorte a atteint son courage et l’ »élan » continue en marchant. 2-3 trailers le dépassent et l’encouragent. Cela est suffisant pour le voir repartir en petites foulées sur les traverses. Après 1,5km sur la voie ferrée, les coureurs sortent enfin cet obstacle et regagnent un  nouveau sentier agricole.

dsc02225-300x199 dans Compte-rendu coursesIl ne reste que quelques kilomètres mais ils sont sans conteste les plus pénibles pour Jérémy. A chaque faux-plat montant, il se met à marcher. Seul avec sa peine, il sait que c’est sa volonté d’aller au bout qui le portera sur la ligne d’arrivée. A force d’abnégation, il parvient à remettre la machine en route et atteint bientôt un champ qu’il faut traverser. Cette difficulté ne l’effraie pas car il reconnait la lisière du bois de Bertangles juste derrière. Cependant, le moral est une nouvelle fois touché après la traversée du labour car là aussi il reconnait la terrible côte qu’il a déjà dû grimper deux fois jusqu’ici. Mollets et cuisses le supplient de couper l’effort. Jérémy se hisse tant bien que mal en haut de la côte. La victoire est proche, il reste deux kilomètres de descente dans le bois.

Alors que cette portion est favorable, l’ »élan » n’a plus de forces dans les jambes et alterne la marche et la course. Arrivant à sa hauteur, la 3ème féminine lui lance un petit mot et un peu de courage par la même occasion pour rallier la ligne. Il s’accroche à sa foulée et termine le Trail de Bertangles sous les applaudissements destinées probablement à son lièvre. Heureux d’avoir franchi la ligne, il sait maintenant de quoi il est capable et repart avec des réponses qui l’éclaireront sans nul doute pour la Bouillonnante.

Après avoir été au bout de lui-même, l’ »élan » s’est ravitaillé de longues minutes, a rejoint comme il le pouvait sa voiture, s’est changé puis a assisté à la remise des récompenses et à la tombola tout en mangeant un pain saucisse.

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Le Challenge des 3 Valllées de Bertangles, organisé par Amiens Université Club, a été un réel succès. Il lui manque un peu de renommée pour attirer les coureurs qu’il mérite mais dans quelques années, il pourra s’affirmer comme une référence du trail en Picardie. Les passages dans le bois de Bertangles et notamment le « ravin » ainsi que la voie ferrée désaffectée donnent du charme à ce trail qui s’annonçait assez banal pour un trail du Nord de la France. Le concept du Challenge et du classement en 2 étapes est également une originalité qui demande à être multiplier. Enfin, il est important de souligner, dans une tendance actuelle aux prix d’engagement élevés, que les droits d’inscription au challenge étaient de 13€.

Les résultats de Jérémy:

- trail nocturne de 10km: 46min 40s (18ème sur 116 classés)

- trail de 21,5km: 1h 54min 51s ( 67ème sur 86 classés)

- Challenge des 3 Vallées: 85 points (12ème sur 20 classés)

Classementsfichier pdf Bertangles-TrailDes3Vallees

 

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Le Parcours du coeur à Onnaing le 7 avril 2013:

Posté par elanonnaingois le 5 avril 2013

Le Parcours du coeur à Onnaing le 7 avril 2013: e5077abd18Comme chaque année, la Fédération Française de Cardiologie promeut l’activité physique lors d’une journée de mobilisation organisée dans toutes les villes de France. A Onnaing, l’Elan onnaingeois est depuis plusieurs années co-organisateur du parcours du coeur et assure la conduite du stand Course à pied et VTT.

La journée sera riche en sport ou tout simplement activité physique avec de la marche, de la course à pied et du VTT le dimanche matin. L’après-midi sera quant à elle consacrée au cirque, au tir à l’arc, à l’athlétisme ou à la montée de poneys à la salle Béatrice Hess. D’autres animations et concours réservés aux enfants seront mis en place. Toutes les activités sont gratuites et en accès libre. Seule une décharge pour la pratique sportive est à remplir.

Plus spécifiquement, les membres de l’Elan onnaingeois s’occuperont d’un stand rue des Bleuets dans le quartier de la Cavée. Le rassemblement aura lieu à 9h30 pour la traditionnelle photo de groupe et le départ commun. Les participants auront le choix de faire 1, 2 ou 3 boucles de 3,5km tracées intégralement dans les champs. A chaque passage devant le stand, ils pourront se ravitailler de manière complète. A noter que les VTTistes doivent porter impérativement un casque.

Le 7 avril, n’attendez-plus, bougez votre coeur!

Le programme complet: fichier pdf parcours_du_coeur_2013

Pour plus de renseignements, contacter le Service vie associative de la ville d’Onnaing au 03-27-20-34-34.

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Article paru sur le site de la ville le 08/04/2013:

Grâce au parcours du coeur, les Onnaingeois se sont fait plaisir tout en protégeant leur santé

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Pour cette nouvelle édition, la fréquentation de ces parcours a été nettement plus importante que les années précédentes.

Plus de 190 personnes ont participé aux différents parcours organisés par la Ville avec le concours d’associations locales. Marche dans la ville avec Onnaing Marche, VTT et course à pied avec l’Elan onnaingeois, initiation à la marche nordique et athlétisme avec l’ASAO, Tir à l’arc avec les Archers se sont déroulées le matin ou l’après-midi.
C’est la première fois que le service Vie associative de la ville organisait des animations l’après-midi. Une réussite puisque 80 personnes sont venues en famille.
La ville avait pour sa part offert un atelier cirque et des promenades en poney sur le complexe de la salle Béatrice Hess.
Tous les participants sont repartis avec une collation et un sac à dos.

Cette journée était l’occasion de découvrir ou de redécouvrir la satisfaction de pratiquer une activité physique.
Selon l’Organisation Mondiale de la Santé, la sédentarité serait responsable d’un décès sur dix dans le monde. Pourtant une activité physique régulière raisonnable (30 minutes 3 ou 4 fois par semaine, d’intensité modérée) diminue par deux la mortalité cardiovasculaire.
Impliquée dans le programme «Vivons en forme» qui vise à lutter contre l’obésité chez l’enfant, la Ville a installé dans ce cadre un stand d’information sur les bienfaits de l’activité physique.

Enfin, un concours de dessin a permis aux enfants de 6 à 11 ans de s’exprimer sur le thème «Bougeons, c’est bon pour la santé».

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Reportage photos et vidéo sur le Mémorial Raymond Dumont de Marly le 31 mars 2013:

Posté par elanonnaingois le 1 avril 2013

Le Mémorial Raymond Dumont a réuni pas moins de 400 participants répartis sur les courses enfants, le 5km et le 10km. Sous un beau soleil d’hiver, il nous a livré de superbes moments de sport avec des mano à mano jusqu’au derniers mètres de course.

Reportage photos et vidéo sur le Mémorial Raymond Dumont de Marly le 31 mars 2013: dans Compte-rendu courses bild0241-225x300Lionel qui était absent au Night Trail Frameries, a préféré s’aligner sur le 10km de Marly. La boucle de 5km à effectuer deux fois n’était pas simple à gérer avec un long faux-plat montant jusqu’à Saultain et du vent de face par endoits. Lionel a franchi la ligne d’arrivée après 51min 34s (151ème sur 200 classés). Bravo à lui, il améliore son chrono des Foulées valenciennoises malgré sa douleur persistante au mollet.

 

 

Voici 260 photos réparties comme suit:

- 37 photos du 5km prises au km 3.

- 93 photos du 10km prises au km 5.

- 130 photos du 10km prises à l’arrivée.

MemorialRaymondDumontAMarly31Mars2013 dans Compte-rendu courses
Mémorial Raymond Dumont à Marly (31 mars 2013)

Voici également une vidéo: départ du 5km et passage des coureurs du 10km à mi-course

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Le Night Trail Frameries le 30 mars 2013:

Posté par elanonnaingois le 1 avril 2013

Une chose est sûre, le printemps ne s’est pas non plus installé en Belgique. Une semaine après les foulées valenciennoises où le mercure n’a pas grimpé au dessus des 3°, les « élans » avaient rendez-vous avec une de leurs courses préférées à savoir le Night Trail Frameries. La météo n’est là non plus pas très folichonne avec quelques éclaircies la journée mais un vent glacial en soirée.

Qu’importe, le Night Trail Frameries a su faire ses preuves sur les 3ères éditions et les trailers amateurs de courses fun et originales se sont mobilisés. Au programme, les membres du Madres Asbl ont concocté trois parcours: un 6km abordable pour tout le monde, un 14km pour les sportifs et un 27km réservé aux purs trailers. La principale difficulté du Night Trail Frameries est sans conteste le franchissement de terrils, l’obscurité ajoutant du piment à l’épreuve.

Les « élans » n’ont pas hésité à regoûter aux joies du Night Trail Frameries et sont venus gonfler le fort contingent bleu-blanc-rouge présent au Complexe sportif Max Audain. A leur arrivée, la salle principale est déjà pleine comme un oeuf, il faut avouer que patienter dans le complexe, au chaud, est bien agréable. Les steacks sont déjà sur le grill et quelques hamburgers sont déjà distribués à 18h 30, avant le début des hostilités. Le bar fonctionne également, l’hydratation n’est pas à négliger en course à pied. Il est aussi possible de se faire tirer le portrait par l’Asbl objectif-photo, d’acheter des lacets à LED FlashRunner ou toute sorte de textile en provenance du magasin Endurance Shop. Les « élans » se contentent de retirer les dossards, quoi que « se contenter » est un euphémisme au regard de la difficulté pour régler les inscriptions. Après quelques minutes passées à se réchauffer, il faut partir se préparer, surtout pour Adrien et Fred qui ont opté pour le 27km et doivent veiller à rien n’oublier. Camel-bak, ravitaillement solide et liquide et lampe frontale s’avèrent nécessaires pour s’engager dans cette aventure.

A 19h 30, on retrouve, sur la ligne de départ, Adrien et Fred qui sont du plus bel effet avec des bracelets et colliers phosphorescents permettant de rester visibles en toutes circonstances. 200 autres trailers dont une poignée de féminines écoutent les recommandations avisées de l’organisateur qui pense avant tout à la sécurité des participants. Au bout de quelques minutes, il lâche les courageux dans les rues de Frameries. Les premiers ne sont revus que deux heurs plus tard.

A 20h, c’est au tour des coureurs du 14km de s’élancer, dans le noir évidemment. Le peloton est un peu plus conséquent avec 270 concurrents et probablement quelques bons athlètes. Pascal et Jérémy se placent aux avants-postes après un échauffement rapide. L’organisateur réitère ses recommandations et donne le départ de la course. Il refera la même démarche  pour les participants du 6km.

Le parcours du 14km n’a pas été modifié cette année contrairement à la course reine qui a été allongée de 4km afin de gravir des terrils supplémentaires. Quelle que soit la course, les trailers équipés de l’indispensable lampe frontale ont rapidement rejoint le Pass (centre minier ouvert au public) et, par conséquent, le 1er terril dénommé Crachet. Ce terril donne le ton et permet à tous de savoir ce qui les attendra au fil des 6, 14 ou 22km. La pente du Crachet est très rude, une corde est là pour soulager les cuisses et mollets qui gonflent déjà. A la force des bras et des jambes, les coureurs arrivent en haut après 150m d’escalade. Exténués, ils reprennent leur souffle sur le replat puis ils attaquent la descente technique mais pas trop piégeuse.

En bas du terril, les coureurs passent sur le parking jouxtant le Pass et s’engagent dans les champs balayés par un vent assez fort. La seconde partie de cette portion est en légère descente, il est alors possible de se laisser porter et de prendre de la vitesse avant le retour des terrils.

Les parcours du 14 et du 27km se séparent alors. Alors que certains se coltineront l’Héribus parcouru en tous sens, les autres échapperont à ce calvaire pour se diriger directement vers un sentier monotrace sympathique dans la forêt mais qui laisse entrevoir une difficulté. En effet, une côte de craie glissante se présente aux trailers. Non comptabilisée comme un terril, elle fait néanmoins son oeuvre sur les organismes et il est même judicieux de la grimper à 4 pattes pour sécuriser ses appuis. La descente est quelque peu dangereuseserpentant entre les arbres et laissant poindre des racines

La suite est plus agréable puisque le ravitaillement a pris se quartiers juste après le passage de cette difficulté. Le moment est d’autant plus agréable, qu’outre un ravitaillement traditionnel, certains coureurs ont pu apprécier à leur juste valeur des douceurs locales alcoolisées. L’arrêt, plus ou moins de courte durée, n’est pas définitif et il faut repartir à l’assaut du prochain terril: le Titan du Levant. Les contreforts du terril sont visibles de loin mais sont effrayants. Les premiers mètres le confirment, la pente est dure et les mollets gonflent immédiatement. Le chemin est étroit, tracé entre les jeunes arbres. Plantés au bon endroit, ils aident les trailers qui progressent lentement sur le Titan du Levant. Le sommet dépourvu d’arbres, laisse les coureurs seuls avec leur peine. En haut, la vue sur le Borinage est dégagée, malheureusement à ce moment de la journée, on aperçoit uniquement les lumières des villes. Et on redescend le terril par des chemin plus conventionnels mais tout aussi dangereux surtout que le manque de lucidité se fait sentir. Les sentiers empruntés sont relativement larges, la prudence est tout de même de mise avec des gros cailloux jonchant le sol et des raccourcis pentus hors piste vers les lacets suivants.

Une fois la descente du Titan du Levant achevée, le parcours continue en forêt sur des chemins sinueux dont on a le sentiment qu’ils ont été créés pour l’occasion. Aucune trace au sol, seul la rubalise accrochée aux arbres indique la bonne direction. Alors que rien ne le laissait présager, il faut attaquer le terril Saint-Joseph. Des branches d’arbres, des orties et autres mauvaises herbes rendent hostile la progression sur cet énième terril.

Une nouvelle séparation a alors lieu entre le 14 et le 27km puisqu’une seconde boucle, innovation de l’édition 2013, traverse deux terrils dont le terrible terril de la Croix situé à mi-chemin entre Wasmes et Quaregnon. La suite de l’escapade est plus douce pour des trailers bien entamés.  Ceux-ci entrevoient  la fin du calvaire avec quelques monotraces dans la forêt et une longue ligne droite de Ravel les ramenant sur Frameries.

Alors que la fin de course est proche, les organisateurs ont tenu à intégrer au parcours une dernière difficulté. Une petite côte très pentue, probablement la plus pentue se dresse devant des trailers qui pensaient en avoir terminé avec le Night Trail Frameries. Une dernière once de lucidité est souhaitée pour se repérer à l’entrée d’un champ puis la vue du chevalet du Pass confirme l’impression que ce sont les dernières minutes de course. Les coureurs rejoignent les rues de Frameries empruntées en sens inverse quelques heures auparavant puis c’est la ligne d’arrivée qui se profile sous les encouragements des membres du Team Madres et des rares suiveurs qui sont parvenus à braver le froid.

Rester sous la tente d’arrivée est agréable, le ravitaillement est complet, il y en a pour tous les goûts. En prime, un chauffage a été installé pour le plus grand confort des trailers éreintés. Ces derniers auront également le droit de profiter des autres installations du  complexe  sportif telles que les douches, les vestiaires, le bar… Ils seront aussi invités à participer à l’après-course autour d’un cochon-frites ou d’un américain-frites, un bon moment de convivialité.

Les « élans » ne seront pas en reste et profiteront, en compagnie de Jean-Marc, des savoureuses victuailles de la région montoise. Pascal aura même la bonne surprise d’apprendre le tirage au sort du numéro qui lui avait été attribué pour l’occasion et de repartir avec une bouteille de vin. Malgré la difficulté du Night Trail Frameries, l’unanimité l’a emporté pour louer l’amusement qui en est ressorti lors de cette soirée de sport.

Voici les résultats des « élans » sur le Night Trail Frameries 2013:

Sur le 27km:

- Adrien et Fred ont fait course commune: 3h 08min 14s (60 et 61èmes sur 112 classés).

Sur le 14km:

- Jérémy: 1h 11min 55s (15ème sur 269 classés)

- Pascal: 1h 38min 24s (136ème).

Résultats complets: fichier pdf resultatsntf2013

Album photos (crédits: Asbl objectif-photo):

Le Night Trail Frameries le 30 mars 2013: dans Compte-rendu courses NightTrailFrameries30Mars2013
Night Trail Frameries (30 mars 2013)

Une vidéo prise par des randonneurs bruxellois (nfcbrussels), une partie du parcours est filmée de jour: Image de prévisualisation YouTube

Une vidéo d’un participant au trail, Cyberbubu, récidiviste sur le Night Trail Frameries: Image de prévisualisation YouTube

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